Trésorier d’entreprise
Une fonction à forte valeur ajoutée
MISSIONS ORIGINELLES
Le trésorier d’entreprise remplit quatre missions originelles. La première concerne la gestion des flux et des soldes : détermination en valeur de la position bancaire, équilibrages de comptes, gestion des financements-placements à court terme.
La trésorerie d’exploitation ou cash management, fondement du métier, conserve ses lettres de noblesse. Elle suppose, en effet, la maîtrise d’opérations variées et complexes et doit constamment s’adapter aux évolutions techno-logiques.
Apparue il y a vingt ans, la mission de la gestion des risques financiers concerne trois domaines principaux :
Dans un contexte d’innovation financière permanente, la mission de la gestion de la sécurité et de l’organisation revêt une importance accrue. Le trésorier améliore la productivité, réduit les risques financiers, modifie l’organisation de la trésorerie groupe.
Au service de l’activité industrielle et commerciale, il intervient très en amont dans les négociations commerciales et dans la gestion du besoin en fonds de roulement, en sortant de son rôle d’expert technicien pour devenir un consultant interne, grâce à sa bonne appréhension et maîtrise de l’information.
Enfin, la mission de la promotion de la signature de l’entreprise auprès de la communauté financière constitue une des missions de gestion de l’interface entre le monde financier et l’activité industrielle et commerciale de l’entreprise.
COMPÉTENCES NOUVELLES
Financier d’entreprise, et d’abord spécialiste multiproduits, le trésorier se doit d’avoir une vision globale afin d’intégrer les préoccupations de disciplines connexes : environnement macro-économique, stratégie de l’entreprise, informatique, juridique, fiscal, comptable et communication financière.
Dans une optique de vision à moyen terme, il négocie, traite avec les banques et joue un rôle déterminant dans la politique de relations avec les partenaires financiers et de communication sur l’activité de la société. Imprégné de culture industrielle, il contribue à la qualité et à l’offre des services bancaires.
En relation avec la direction générale, il propose des règles formalisant la politique financière opérationnelle, les transactions, limites, contreparties autorisées et moyens de contrôle. Il veille aussi à la cohérence de l’ensemble des informations financières, tant pour les prises de décision que pour le reporting.
ÉVOLUTION
Le trésorier de l’an 2000 se présente, de plus en plus, comme un fédérateur des métiers de la finance qui participe aux grandes décisions de l’entreprise, en lui apportant une forte valeur ajoutée.
C’est pour cette raison qu’il mène souvent le projet " monnaie unique " et qu’il étend parfois ses responsabilités vers l’appréciation des risques client, la comptabilité de la trésorerie, les financements de projet, la tritrisation de créances, la gestion des risques sur matières premières et les opérations de capital.